Transmission d’entreprise – « Nous opérons en architecture ouverte »

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Si le monde des chefs d’entreprise a bien évolué en vingt ans, leurs exigences vis-à-vis de leurs banquiers reste la même : absolue !

Jean Coeroli, président du Directoire de la Compagnie 1818, partage ici sa vision de « la banque privée telle qu’elle devrait être aujourd’hui ».

Commerce International : La Compagnie 1818 est une entité récente sur le plan juridique, mais vous existiez déjà au sein du groupe Caisse d’Épargne sous le nom de Véga. Pourquoi cette restructuration sous le nom de Compagnie 1818 ?
Jean Coeroli : « Effectivement, nous avons une expérience de longue date dans ce secteur et l’objectif du Groupe Caisse d’Épargne était de donner à sa banque privée toutes les structures et les compétences nécessaires pour répondre exactement aux attentes des chefs d’entreprise d’aujourd’hui. Plusieurs structures ont donc été agrégées à Véga, qui a pris le nom de Compagnie 1818, date de la création de notre Groupe. Nous avons désormais la taille critique, la profondeur d’offre et l’assemblage de compétences et de talents pour nous positionner parmi les banquiers privés les plus compétitifs sur notre marché. Notre modèle est unique, et il résulte d’une véritable vision élaborée en observant les réussites et les limites de nos concurrences et en écoutant les besoins de nos clients. Nous sommes donc loin d’une conception en laboratoire fermé ! Toute notre construction s’appuie sur la connaissance des besoins réels de nos clients. » 

C.I.: Quelles sont les spécificités de la Compagnie 1818 et ses principaux atouts par rapport à vos concurrents ?
J.C.: « Nous avons plusieurs spécificités qui constituent en elles-mêmes des atouts et dont la combinaison est exceptionnelle. D’abord nous avons choisi d’opérer en architecture ouverte. Cela signifie que dans chaque classe d’actifs, nous choisissons les meilleurs produits, qu’il soit ou non celui de notre groupe. Notre client bénéficie donc directement de cette liberté de choix du produit en asset management, en matière d’assurance… Autre conséquence, il n’est pas définitivement lié à notre banque, s’il ne souhaitait plus l’être, comme il le serait si tous les produits qu’il possédait étaient issus de notre groupe. Deuxième atout, notre offre est “sans rupture” : tous les conseils, toutes les équipes, ou services sont réunis au sein de notre banque, quel que soit le besoin : gestion d’actifs, immobilier, crédit, fonds multigestion, moyens de paiement, crédit… Nous avons donc une réponse pour toutes les problématiques que nos clients peuvent rencontrer. Enfin, nous proposons, de façon intégrée, les compétences les plus pointues en matière juridique et fiscale pour conseiller nos clients sur les montages les plus performants. Notre rôle est de débarrasser nos clients du travail de gestion car leur métier est celui de chef d’entreprise auquel ils doivent pouvoir se consacrer. Nous leur proposons donc tous les produits et services au même endroit. »

C.I.: Quels sont vos objectifs pour la Compagnie 1818 ?
J.C.: « Sur le plan quantitatif, nous gérons actuellement environ 5 milliards d’euros d’actifs, et nous visons 7 milliards en 2007 pour la gestion privée. Sur le plan quantitatif… l’excellence n’est pas notre objectif mais notre standard ! Nous donnons le meilleur service, le meilleur back office à nos clients. Cela suppose non seulement la qualité des équipes, l’intelligence, mais aussi le matériel, la confidentialité absolue, la convivialité et le professionnalisme. Cela veut dire aussi que nos banquiers privés sont disponibles 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. C’est une disponibilité de chaque instant, mais cela en vaut la peine. C’est l’un des rares métiers où l’on rencontre toujours des vraies personnalités, avec des expériences de vie, des tempéraments, la passion d’entreprendre, la capacité de création, de prise de risque, de convaincre les hommes… Rencontrer et côtoyer les chefs d’entreprises est évidemment un privilège, toujours un plaisir et souvent une leçon de vie ! »