Xavier Mertens, Home Invest Belgium: « À Bruxelles, il faut désormais davantage de logements plus petits »

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Professionnel de l’immobilier résidentiel locatif à Bruxelles et dans sa périphérie, coté sur Euronext Brussels, Home Invest Belgique nous ouvre l’ensemble de son patrimoine et dévoile les secrets de sa réussite.

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Home Invest Belgium a été créé en 1999 et, depuis, son patrimoine n’a cessé de se diversifier. En huit ans, l’apport, fin 2003, du patrimoine immobilier résidentiel du Groupe AXA Belgium, l’acquisition, en 2005, de l’immeuble Giotto à Bruxelles, l’augmentation substantielle de capital fin 2006 et, enfin, l’accord-cadre – portant sur un grand patrimoine résidentiel récent à Bruxelles – conclu avec les actionnaires de la société VOP fin 2007 ont constitué les principales étapes de l’évolution de cette Sicafi résidentielle dont Xavier Mertens, directeur général, nous explique les caractéristiques : « Ces transactions, combinées à de nombreuses autres opérations moins importantes réalisées dans l’intervalle, font que nous disposions fin 2007 d’un portefeuille quatre fois plus important qu’au départ et que la valeur nette d’inventaire de notre action a monté de près de 60 %. Ainsi, le retour annuel moyen dont nos actionnaires ont bénéficié au cours de ces huit premiers exercices est de près de 12 % l’an. »

 

Commerce International : De quoi est constitué votre patrimoine aujourd’hui ?

 

Xavier Mertens : « À ce jour, notre patrimoine s’élève à près de 180 millions d’euros auquel s’ajouteront sous peu le portefeuille immobilier de la société VOP et les transactions conclues dernièrement sur des immeubles encore à construire ; nous sommes donc proches de 250 millions de valeur d’investissement. Notre métier de base consiste à louer ce patrimoine aux meilleures conditions possibles en termes de taux d’occupation et de rendement locatif. »

 

Comment obtenez-vous un taux d’occupation record dans le locatif ? Par quelles méthodes de gestion ?

 

X. M. : « Nous atteignons effectivement des taux d’occupation très élevés, près de 97 % en 2007, et cela depuis le lancement de la Sicafi en 1999. Je crois que nous pouvons attribuer ce très beau résultat aux efforts consentis par notre équipe, à notre attention constante au taux d’occupation et à notre connaissance du marché de la location. Nous collaborons avec un grand nombre d’agents immobiliers sélectionnés en tenant compte notamment de la localisation du bien, du degré de finition, du type de locataire recherché, etc. Nous considérons que les agents immobiliers avec lesquels nous collaborons sont mieux placés que nous pour trouver des candidats locataires, notre rôle consistant à les sélectionner et leur donner tout le support nécessaire. Par ailleurs, nous sommes tenus, en tant que Sicafi résidentielle, d’investir au minimum 60 % de notre patrimoine dans des immeubles résidentiels en Belgique. Nous sommes actuellement, avec près de 83 % de résidentiel, bien au-delà de cette norme. »

 

Pourquoi vous concentrez-vous sur Bruxelles et son périmètre immédiat ?

 

X. M. : « Les statistiques de l’évolution de la population au cours de ces dernières années font apparaître que la population y croît au rythme de 1 % l’an. À ce facteur, il faut ajouter l’effet de la diminution de la taille moyenne des ménages que nous observons en Belgique – et donc à Bruxelles –, tout comme dans les autres pays européens. Par conséquent, les demandes changent et il faut désormais plus de logements plus petits. J’ajoute qu’on construit, chaque année à Bruxelles, plus ou moins 0,5 % de logements en plus. Vous comprendrez donc pourquoi Bruxelles – qui profite, en outre, de sa vocation internationale – figure dans notre cœur de cible. »

 

À qui vous adressez-vous et quelle est votre clientèle ?

 

X. M. : « Nos principaux clients sont évidemment nos locataires. Nous sommes présents dans le moyen de gamme, c’est-à-dire principalement des appartements de deux chambres d’une valeur locative comprise entre 700 et 1 100 euros par mois. Dans ce créneau, nos locataires sont soit des Belges bénéficiant déjà d’un niveau de revenus convenable, soit des expatriés qui viennent vivre chez nous pour quelques années. Nous sommes donc volontairement peu présents dans le haut ou le bas de gamme. »