Zoom sur le groupe Alarick, conseiller des franchiseurs

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Le groupe Alarick conseille les franchiseurs pourqu’ils sélectionnent les candidats capables d’assurer leur croissance. Un conseil stratégique pour ce secteur en expansion.

«Sur les 10 000 franchises proposées chaque année, 4 sur 10 ne trouvent pas preneurs, au point que certains réseaux brident leur développement », rappelle Marc Béfort, consultant du groupe Alarick qu’il a fondé. Les bons candidats se font rares : « trop souvent, ils pensent qu’il suffit de s’intéresser au produit pour réussir, quand il faut avoir l’envie d’entreprendre, de gérer une entreprise et de manager des hommes », poursuit-il. Une situation pour le moins paradoxale, car la franchise reste un mode de développement d’avenir, qui connaît un véritable ­essor : « Elle permet de développer une enseigne avec des capitaux moindres pour les commerces, et, c’est surtout un moyen de décentraliser la gestion des ressources humaines pour le franchiseur du monde des services. Pour le franchisé, elle revient finalement à mutualiser des prestations de conseil que chacun, pris isolément, ne pourrait pas ­financer. »

 

Un vrai contrat équilibré, où chacun apporte à l’autre ce dont il a le plus besoin. L’avenir de la franchise est à chercher du côté des services qui devraient, dans les années qui viennent, y avoir massivement recours. Aides aux personnes âgées, soutien scolaire, dépannage à domicile, conseil en entreprise… sont des créneaux porteurs, sans oublier « le milieu du bâtiment où l’on peut créer des franchises à l’infini », s’enthousiasme Marc Béfort. L’intérêt pour le franchisé est grand car, dans ces secteurs, le ticket d’entrée en capital est relativement peu élevé : 30 000 euros suffisent dans la quasi-majorité des cas. À cela une raison : contrairement aux activités de commerce, il n’est pas nécessaire d’investir dans un magasin bien ­situé pour réussir. Pourtant, pour de nombreux postulants, franchise et commerce restent synonymes. « S’ils veulent investir dans un secteur porteur, ils devraient arrêter de regarder dans le rétroviseur et s’intéresser au potentiel de croissance », martèle-t-il.

 

Drôles d’entrepreneurs que ceux qui veulent reproduire les succès… d’hier ! Pour aider les franchiseurs à trouver des franchisés de qualité, l’équipe d’Alarick a mis au point un mode de recrutement original. « Nous accompagnons le candidat, en réalisant une étude entrepreneuriale. Nous ­vérifions ses motivations, sa capacité financière, ses qualités personnelles et professionnelles, nous le suivons lors de son étude de marché, précise Marc Béfort. Nous nous assurons aussi qu’il couvre une zone géographique pertinente. » Alarick sélectionne aussi les enseignes pour lesquelles il travaille, mettant en avant les jeunes franchiseurs. Marc Béfort confie avoir le goût pour les aventures naissantes qui demandent de part et d’autre un esprit pionnier.

 

Pour le franchisé, c’est « l’assurance de marges plus élevées et de territoires de meilleure qualité », explique-t-il. Il peut s’enorgueillir, par exemple, d’avoir participé au développement de Wall Street Institute. À la jeunesse des réseaux répond l’expérience des consultants qui travaillent à ses côtés. Elle leur permet d’identifier mieux et plus vite le bon candidat, car dans ce domaine, il y a des signes qui ne trompent pas : « Certaines personnes rêvent, mais ne franchiront jamais le pas. Avec le temps, j’ai appris à les ­repérer. Si, au bout de 9 mois, le franchisé n’a pas monté son projet, il ne le fera jamais. » À l’écouter, on repart convaincu. On ne devient pas chef d’entreprise, on l’est ou on ne l’est pas. C’est une affaire de vocation ! Christophe Bys